Le XXe siècle
 
Au début du XXe siècle, la Chambre de commerce de Beaune est avant tout un organe représentatif des négociants en vins à vocation libérale et constitue un contrepoids important à une Chambre dijonnaise qui prône le protectionnisme.

De 1900 à 1905, les grandes maisons de vins participent à la mise en place de structures de recherche et de contrôle en finançant une partie importante de la construction de la Station œnologique qui est chargée d'analyses destinées à la répression des fraudes.

1900 : Suite à la proposition de la Croix-Rouge française d'envoyer des vins de la Maison Bouchard Père & Fils présentés à l'exposition universelle, celle-ci continue son internationalisation et s'ouvre sur la Chine. Ainsi, c'est grâce à des maisons telles que Bouchard Père & Fils, qui contrôlent l'essentiel de la commercialisation des vins jusqu'au vingtième siècle, que les crus bourguignons sont destinés à une plus large clientèle.

1919 : Une loi crée les appellations d'origine. La mise en place définitive des appellations d'origine contrôlée s'effectue dans les années 30.

Après la première guerre mondiale de 1914-1918 : le passage de la polyculture à la monoculture s'opère avec la transformation de l'exploitation de la vigne en activité principale et unique. En effet, jusqu'à présent la vigne étant parfois une activité annexe, l'exploitant n'investissait pas tout dans le vignoble et dispersait ses capitaux.

Ainsi malgré les crises et les guerres qui s'enchaînent tout au long du XXe siècle, les vins de Bourgogne préservent leur réputation, soutenue et affirmée par la création des Appellations d'Origine Contrôlée (AOC).

Dans les années 50, la modernisation marque le nouveau départ du vignoble bourguignon. Aujourd'hui, le dynamisme commercial des Grands Vins de Bourgogne témoigne de l'excellence d'une production qui attire à Beaune des amateurs du monde entier.

De nos jours, la notion de domaine viticole en bourgogne est considérée comme une entreprise à part entière et même parfois une société par actions. Ainsi de nombreux viticulteurs constituent des Sociétés Civiles Immobilières ou des Groupements Fonciers Agricoles.

Retour à la frise
 
:: Retour à l'accueil ::