ALOXE CORTON
Localisation : Côte
de Beaune
Superficie totale du vignoble : 297,1 ha dont 37,5
ha en premier cru 169,6 ha en grand cru
Cépages et types de vin :
pinot noir pour les vins rouges
chardonnay pour les
vins blancs
Niveau d'appellation : village, premier cru et grand
cru.
Climats classés en premier cru :
Les Vazolières
Les Paulands
Les Maréchaudes
Les Chaillots
Les Fournières
La Coutière
La Toppe au Vert |
Clos du Chapitre Clos des Maréchaudes
Les Guérets
Les Vercots
Les Petites Lolières
Les Moutottes |
Corton : avec un Domaine
de 3,67 ha sur cette appellation, la Maison Bouchard Père
& Fils possède 2 % de l'appellation dans une parcelle
portant le même nom que l'appellation : Le Corton. Exposée
sur la partie la plus ensoleillée de la montagne de
Corton, cette parcelle caillouteuse, riche en argile et en
calcaire est dotée de tous les atouts pour que la vigne
produise des raisins d'un concentré, d'une richesse
et d'une typicité magnifiques. Sa notoriété
prend racine au XIXe siècle, Guy de Maupassant, grand
poète français du XIXe siècle, contribuant
largement au développement de sa réputation
en le qualifiant de "roi des bons vivants" dans
l'une de ses plus célèbres oeuvres : Bel ami.
La parcelle Bouchard Père & Fils est située
en plein milieu de pente et permet de produire des vins au
nez de fruits rouges (cerise, cassis), d'épices, de
notes boisées évoluant avec le temps vers des
arômes de truffe, de cuir, de sous bois.
Voici un nectar qui justifie pleinement la forme très
évasée puis recentrée, typique des verres
de Bourgogne. Et encore, le verre n'est parfois pas assez
large pour enfermer sa corpulence !
Corton Charlemagne :
Au XIXe siècle la Maison Bouchard Père &
Fils acquiert 60 % de la parcelle "Le Corton", soit
6,93 hectares au total. Aujourd'hui, elle est le troisième
plus important propriétaire en Corton-Charlemagne avec
3,25 hectares.
Le Grand Cru de Corton-Charlemagne de la Maison Bouchard
Père & Fils est tout à fait spécifique
: en effet, il est l'unique Grand Vin blanc produit sur la
parcelle dite "Le Corton" pouvant être plantée
en pinot noir ou chardonnay.
Une belle légende entoure cette appellation : très
prisé par l'empereur Charlemagne, ce Grand Cru était
à cette époque entièrement planté
en pinot noir, ne produisant alors que des vins rouges. Ce
n'est qu'à la fin de la vie de l'empereur Charlemagne
que les parcelles orientées au sud furent plantées
en chardonnay. En effet, les gestes du roi n'étant
alors plus très sûrs, il n'était pas rare
qu'il renversa de ce délicat nectar sur sa barbe fleurie...
Excédée, sa femme exigea que l'on plantât
le cépage blanc sur une partie de coteau de façon
à ce qu'il ne laisse aucune trace sur sa barbe blanche.
Très suave et plus féminin que les Grands Crus
produits sur les lieux-dits "En Charlemagne" et
"Le Charlemagne" qui se caractérisent par
une note de pierre à fusil presque austère dans
leur jeunesse, le Corton-Charlemagne Bouchard Père
& Fils a une personnalité très affirmée
: nez très intense, moelleux remarquable rehaussé
par une belle acidité. Un vin concentré d'une
persistance en bouche exemplaire.
Considéré comme le cur historique des
appellations Corton et Corton Charlemagne, les premières
traces de vignoble remontent au IIe siècle avant Jésus-Christ
sur la commune d'Aloxe Corton. C'est en 1862 que le village
d'Aloxe rajouta à son nom celui du grand cru de Corton.
Les sols sont globalement calcaires là où les
vins rouges sont produits et plus marneux sur les terroirs
destinés aux blancs sur un sous-sol de roches dures
et de laves. Plus on monte vers le haut de la montagne et
plus le sol devient calcaire.
La Maison Bouchard Père et Fils récolte,
vinifie et élève environ 2500 bouteilles Aloxe
Corton villages par an, étant propriétaire de
45 ares de cette appellation. L'Aloxe Corton Domaine Bouchard
Père & Fils offre généralement un
bouquet aux parfums de baies et de fruits. Compromis de caractère
entre la fermeté de son voisinage avec la Côte
de Nuits et l'élégance de son origine de
la Côte de Beaune, il offre un bon potentiel de garde.
Crédit Photographique : Dominique Pernin